Les informaticiens à venir (la prochaine génération) ne programmeront pas comme la génération précédente. Ils ne programmeront pas les même applications. En tant qu'utilisateur, leur expérience de l'informatique n'est pas la même (fini les installations de logiciels, fini les sauvegarde sur disquette, bientôt même plus de fichier, tout passe par internet,.... )
La génération internet arrive ; au niveau des informaticiens, maintenant.
Ils n'auront pas forcément la créativité, l'inventivité, la liberté des pionniers (d' internet), mais leur culture (utilisateur) informatique n'aura pas été la même, leurs solutions seront différentes. Pour l' IHM, pour la sauvegarde des données, pour le partage de l'information et la possibilité d'un travail collaboratif, ...
Il y a qlq années (<2000), télécharger un logiciel et l'installer sur sa machine était un acte délicat : il y avait, entre-autre, une phobie des virus. Même pour les logiciels achetés dans le commerce, l'acte n'était pas anodin, ni sans risque. D'ailleurs, il n'est pas étranger que ces logiciels soient vendus "as is" (tel que). Outre les virus, il pouvait y avoir des problèmes d'incompatibilité entre logiciels (le nouveau interdisant les plus anciens), des logiciels d'espionnage, ... et en plus de tout cela, il restait un doute : est-ce que cela va marcher ? (est-ce que l'installation allait réussir)
Et effectivement, installer une application sur sa machine n'est pas un acte anodin : une fois installée l'application peut faire beaucoup de chose sur un ordinateur (par exemple sous Windows 98 : ouvrir tel ou tel fichier, le modifier, l'effacer le dupliquer, en créer d'autres, le communiquer sur internet, etc ...tant que ces actions sont effectuées sous le contrôle de l'utilisateur, sous sa commande ou à son initiative, tout va bien , tout s'opère conformément à sa volontés; mais quand cela se fait sans que l'utilisateur le veuille, c'est gênant : spyware, virus, bug, ... erreur. logiciel malveillant, ou trop entreprenant, attaque .... l'utilisateur peut alors regretter d'avoir donner libre accès à son outils de travail, à ses données personnelles, ses photos, ses, textes, ses comptes, la liste de ses amis , ses courriers. ...) Selon le système, l'application peut même avoir tout pouvoir sur l'ordinateur.
Pour éviter cela, une solution a semblé être de déporter les applications sur le web, ou de les mettre à distance ainsi les actions menées par le logiciel n'auront pas accès à sa machine, ses données, ses photos.... Et progressivement, effectivement, les applications installées ont été plus rares, à la place se sont généralisées les applications web.
Mais voila, sur le web, à distance, l'application n'a pas les même droits (c'est bien ce que l'on voulait) même si elle garde les même obligations: entre autre sauvegarder le travail en cours, et d'autre données plus ou moins personnelles. A ce jour (2010 bientôt), le plus simple consiste à déporter aussi ces données sur le web, ainsi l'application se trouve sur le web, les données aussi :application et données sont donc ensemble, cela parait le plus simple. Mais la question, le problème, de la gestion de ces données personnelles reste, avant les données personnelles étaient sur la machine personnelle de l'utilisateur, lui seul pouvait y accéder, en mettant les données sur le web, pour le moins ces données sont sur un autre ordinateur le propriétaire de cet ordinateur y a accès, peut les modifier, les diffuser, les utiliser, les recouper avec d'autres informations, les surveiller, les vendre... il faut donc établir un contrat entre l'utilisateur et l'application web pour décider de ce qui sera fait des données (sachant que ce ne sera qu'un contrat - parfois il n'existe même pas -une partie repose sur la confiance dans l'autre à respecter sa parole, en être capable techniquement et le faire effectivement). Et en particulier pour les applications liées à l'apprentissage.
Pour cela il faut répondre aux questions suivantes (entre autres)
Est-ce que les travaux d'étudiants (leurs brouillons, leurs solutions d'exercices, ...) sont des données sensibles ?
Si, à partir de ces données, des diagnostics de connaissance ou de compétence sont effectués, est-ce que ces informations sont sensibles ?
Comment l'aspect particulier de ces données (acquises lors d'un apprentissage, dont l'histoire montre une évolution entre un individu tel qu'il était mais n' est plus et quelqu'un d'autre, nouvel étape dans l'histoire d'un individu) peut il être représenté (evoqué, symbolisé) ? [Il y a un droit à l'erreur, là en particulier ! un droit bien encombrant pour ce qui nous concerne ; il y a un droit à l'oubli, aussi]
A qui appartiennent ces données ? en particulier, celles produites lors d'exercices (Je ne parle pas d'un droit d'auteur, mais d'un droit de regard, de conservation) Il me semble qu'il y a un contrat implicite établit entre l'apprenant et l'enseignant pour un partage de ces données là(de ailleurs , l'enseignant se permet d'écrire sur la copie de l'élève et, au final, la copie est composée de ces deux productions ; chacune ayant son importance sa légitimité).
Dans le cadre de l'enseignement, il me semble donc que, dans une certaine mesure, pour certaines données (les brouillons, les résolutions d'exercice, les devoirs, ...) ,il n'y a pas de problème de données personnelles. Pour les évaluations, je crois que le problème est plus ardu (d'un coté ces évaluations sont parfois publique, d'un autre coté c'est clairement des données sensibles qui doivent être disponibles pour l'enseignant, ses collègues, l'apprenant, et, en même temps, dont l'apprenant doit pouvoir en faire la publicité -sous contrôle de l'enseignant,...)
Je cherche quelques exemples d'application javascript facilement réutilisables qui pourraient être utiles pour l'enseignement. Je songe à des éditeurs, des micromondes, des exerciseurs, ...
Depuis quelques mois, la bibliothèque scientifique de mon laboratoire (la médiathèque IMAG, trésor grenoblois [comme toutes les bibliothèques] dans un bel écrin, lui aussi) a opéré, semble-t-il, une fusion de sa gestion informatique avec le réseau des autres bibliothèques universitaires grenobloises.
C'est juste un exemple de convergence numérique, mais à travers les avantages et les inconvénients (voir ci-après), c'est le phénomène général de convergence numérique (fusion des fichiers de la police, de la santé, de l'école, des banques, ...) que l'on peut observer, imaginer, discuter. Attention, il n'est question que de l'aspect utilisateur ici ; et il ne faut pas oublier qu'il existe aussi d
es aspects administrateurs.
Initialement, j'accédais, essentiellement, à deux bibliothèques : la médiathèque de l'IMAG et la bibliothèque universitaire scientifique (BUS, ou BU Science). Quels changement avec cette fusion ? Point de vue "taille", la BU-Science étant beaucoup plus grosse, on peut imaginer qui a mangé l'autre et imposé sa politique de gestion.(reste à vérifier)
Sur l'accès aux documents : pas de différence notable
Sur l'accès au catalogue : les requêtes sur le web, ou en salle, répondent pour les deux établissements
sur la durée du prêt (et le nombre de prêts possibles) : l'alignement s'opère sur la BU-Science où le temps d'emprunt et le nb de documents empruntables est moins important. Avant, à la médiathèque je pouvais prendre des livres 2 mois, maintenant, ce sera 2 semaines + 1 semaine de prolongement, si j'y pense (je n'ai pas vérifié que le nombre de prêt total est toujours le même, et qu'il n'a pas été divisé par deux -si la limite est géré sur l'ensemble des établissements)
Sur les cartes, et la vérification annuelle de l'inscription : il n'y a plus qu'une carte, espérons que la réinscription annuelle sera unique (pas encore vérifié)
Sur les retards et les interdictions temporaires de prêts : en cas de retard, il semble que ce soit la politique plus sévère de la BU-Science qui ait été adoptée. Amende (pour/dont timbre pour envoi de lettres de rappel --avant à la médiathèque, il y avait parfois, tardivement, un courriel), + qlq jours d'interdiction de prêt (en fonction du nombre de jours de retard). D'après une discussion à la médiathèque, l'interdiction vaudrait pour toutes les bibliothèques ! (pas vérifié) Il vaut mieux ne pas être en retard, donc (ce qui, malheureusement, n'est pas toujours mon cas).
j'ai peur de devoir faire un bilan globalement négatif, parce que trop souvent convergence => uniformisation => nivellement par le bas. En particulier, je pense à la réduction des facilités et du temps de prêt. (à la médiathèque, même les ouvrages "usuels" -a priori non empruntables- pouvaient sortir ...)
Il y a comme un paradoxe, une partie significative de la recherche sur l'enseignement assistée par ordinateur est effectué par des informaticiens (une autre par des didacticiens, une autre par des psychologues, une autre par des chercheurs en science de l'éducation, ... ) mais la part consacrée à l'enseignement de l'informatique n'est pas très importante, elle serait même plutôt marginale. Il y a beaucoup plus de travaux fait pour l'enseignement de maths (beaucoup plus), des langues et de la physique, par exemple, à ce qu'il me semble. Il y a bien quelques travaux qui ont été menés dans ce domaine et quelques bons résultats (par exemple LispTutor (Elm-Art : http://www.psychologie.uni-trier.de/projects/ELM/elmart.html), mais peu en proportion.
Je n'en suis pas à l'explication, mais plutôt au constat et à l'élaboration d'hypothèses. (j'aimerais que le constat soit faux)
- hypothèse du domaine complexe : est-ce que la didactique et l'épistémologie de l'informatique est beaucoup plus complexe que celle des mathématiques, des langues ou de la physique ? Cela expliquerait aussi pourquoi, l'informatique est enseignée plus tard. Certes, l'informatique est un domaine vaste, comme les mathématiques, qui comporte des sous-domaines qui ont eu-mêmes leur propre espace : algorithmique, système d'information, informatique théorique, théorie de la compilation, des langages formels, paralélisme, sémantique, architecture des ordinateurs, ...
- hypothèse de la recherche introspective : si l'informatique était lle domaine d'enseignement d'une recherche sur l'enseignement assisté par ordinateur, l'informaticien pourrait se trouver des deux cotés de la machine, coté chercheur, coté enseignant. Est-ce un avantage ? Est-ce que cela ne limite pas la portée de ce qu'il fera (peut-être fera-t-il, en tant que chercheur, qlq chose trop associé à ce qu'il fait en tant qu'enseignant. Est-ce que la communauté croira dans la qualité de ce travail ? Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de malsain à confondre son travail de chercheur avec son travail d'enseignement, coté enseignement si l'on fait trop 'recherche' ne risque-t-on pas de mal faire son enseignement (standard), et coté recherche, de ce qui précède, peut-on être sûr que l'on fait de la recherche, c'est à dire, que l'on prends le risque de faire de la recherche ?)
- hypothèse de l'enseignement supérieur : l'informatique est enseignée tardivement, est-ce que la recherche ne s'interresse pas surtout aux niveaux élémentaires, quand il y a le plus d'élèves, qu'il y a plus de disponibilité, quand la matiètre enseignée est plus simple, quand on se soucie plus de pédagogie, de didactique ?
- hypothèse de babel : l'informatique, outre le fait qu'elle comporte une multitude de sous-domaine (cf. prec.), est aussi caractérisée par une multitude de langie : C, C++, C#, Java, Ada, Javascript, ProLog, ASM, Lisp, Caml, Python, Basic, Pascal, Delphi, ... Il y a bien un grand thèorème qui dit que tout cela est équivalent (thèse de Church), dans la pratique, un enseignement dans l'une de ses langues ne se transpose pas immédiatement dans une autre langue. En math, il me semble, l'universalité de la langue est bien mieux respecté.
Comment savoir ... ?
Et comment agir pour qu'il y ait plus de recherche et surtout de résultats dans le domaine de l'enseignement de l'informatique asssité par ordinateur .... ?
Quelle surprise il y a quelques semaines quand j'ai cherché sur le web
si, par hasard, il existait un interpréteur C écrit en javascript qui
pourrait tourner dans une fenêtre web. Bon, pour l'insant je n'ai pas
trouvé ce que je voulais (j'ai tout de même fait connaissance avec CINT
(http://root.cern.ch/root/Cint.html) et Ch
(http://www.softintegration.com/), et c'est déjà une bonne chose), mais
j'ai découvert plein d'autres langages possédant sur le web un
interpréteur javascript (ou au moins une version web), en particulier ProLog ! :
(et il y a aussi des machines amiga / zx / hp / Apple II / ... qui sont émulées et des langages visuels Lily, ... )
d'autres : http://del.icio.us/search/?all=javascript%20interpreter
(ou faire une requête interpreter in javascript)
Attention : il s'agit bien de langage interprété par javascript, et pas
le contraire (il y a aussi beaucoup d'interpréteur de javascript dans
des langages différents et variés, en particulier en C)
Associé à un éditeur texte web un peu performant, j'imagine des pages
possédant un editeur de texte, un interpreteur, et un peu de logique
pour analyser/diagnostiquer les productions d'élèves, cela donnerait
une page web facile à intégrer à toute plateforme de e-learning et
aussi puissante que les rares LispTutor (Elm-Art :
http://www.psychologie.uni-trier.de/projects/ELM/elmart.html), et
autres rares tuteurs disponibles sur le web (pour un coût beaucoup
moindre) ... J'imagine même des composants génériques pour le
diagnostic/analyse des langages de programmation.
Pour les éditeurs web de textes, il y a ce qu'il faut sur le web :
Il reste à produire les outils d'analyse/diagnostic génériques et lier le tout ... (le tout en javascript, biensur)
Bien à vous,
Denis.
ps : Si quelqu''un connait un autre interpréteur javascript d'un
langage, qu'il l'ajoute, en particulier pour C, je cherche encore. Et
si vous avez des exemple de pages web ou des interpréteurs sont
utilisées à des fins éducatives, je suis aussi interressé.
Google et Coca-Cola ont chacun un secret. Pour Coca-cola ,
c’est la recette d’une boisson gazeuse ; pour Google , c’est un algorithme
de notation/cotation (ranking/page-ranking) des pages web. Chacun garde
précieusement son secret. Comme si sa survie (économique) en dépendait ?
Par goût de la propriété intellectuelle ? (Paradoxalement, chacun peut
conserver son secret tout en délivrant sa production au plus grand nombre) Par
respect du consommateur ?
Si Cocal-Cola révélait son secret, ses concurrents
pourraient faire la même boisson, ce serait gênant pour Coca-Cola, mais pas
pour les consommateurs.
Si Google révélait son secret, ses concurrents pourraient
offrir le même classement des pages web, ce serait gênant pour Google, mais pas
pour les consommateurs.
Est-ce tout ?
Je ne suis pas un fin économiste, je ne sais pas quelles
seraient les conséquences sur le marché des boissons gazeuses de la révélation
de ce secret, et des autres secrets de fabrications des autres boissons
gazeuses. Amélioration des recettes ? Effondrement des marques
productrices de boissons gazeuses propriétaires d’un secret de fabrication au
bénéfice des fabricants génériques ? Resserrement ou diversification des
offres ? Augmentation ou baisse du coût des boissons gazeuses ? etc.
Sans être exagérément optimiste, il me semble raisonnable
d’imaginer que les consommateurs y gagneraient. Le secret de Coca-Cola est donc
un secret pour la firme et contre le consommateur mais, pour autant, le droit
de la propriété intellectuelle garantit, légalement/justement, à Coca-Colade pouvoir le conserver secret.
Pour Google, je ne sais pas plus quelles seraient les
conséquences sur le marché des nouvelles technologies de l’information de la
révélation du secret de l’algorithme de notation des pages web. Amélioration de
l’algorithme ou des réponses ? Effondrement de Google au profit d’autres
fournisseurs ? Resserrement ou diversification des offres ? etc.
Est-ce tout ?
Si c’était tout, les mêmes conclusions seraient tirées, et
l’on pourrait dire que les consommateurs gagneraient à sa révélation.
Et où est l’enseignant dans cette histoire ?
Pour filer l’analogie, l’enseignant distille ses savoirs,
les transmets (qu’importe le contenu pourvu que l’on ait l’ivresse), et évalue
les résultats de cette transmission.
Plus sérieusement, en fait, ce qui m’intéresse ici, c’est
de considérer l’évaluation des travaux des élèves. En particulier, non pas
l’évaluation des examen finaux ou des contrôles de cours d’année avec des
sujets comportant exercices et problèmes avec un barème précis défini a priori,
mais l’évaluation des rapports de stage ou de projet, des compte-rendu de
travaux pratiques, des soutenances, des exposés, des posters, des dossiers,
c'est-à-dire, là où il n’y a pas un barème fin, défini a priori,
associant questions et réponses. Souvent dans ces évaluations, il y a tout de
même un barème, mais avant l’examen des travaux il est imprécis et se précise
en fonction des productions(*).
Par exemple, avant un projet d’informatique, je peux dire
que l’évaluation portera sur les algorithmes mis en œuvre, sur les tests
effectués et sur le compte-rendu décrivant le déroulement du projet (1/3, 1/3,
1/3). Après le projet et la remise des rapports, au vu de travail, je peux affiner
le barème pour les algorithmes proposés (utilisation de structures de données
adaptées, complexité des algorithmes, récupération sur erreur, structuration du
code, commentaires, ...), les tests effectués (couverture, description des
tests, description des résultats, approche systématique fondée sur les
algorithmes ou sur la forme des données, évaluation de la complexité
expérimentale, ...) et les rapports (présence d’une introduction, d’un plan,
d’une conclusion, description du contexte, schéma, qualité de la langue,
explicitation des principes des algorithmes, ...)
Souvent, en apprenant la nature du barème final, des
étudiants râlent : « Si j’avais su qu’il fallait mettre une
introduction ... » La question n’est pas de savoir si je leur avais dit
qu’il fallait mettre une introduction (je l’avais fait), mais est-ce qu’il
fallait leur fournir le barème final avant ? Est-ce que c’était
possible ? Est-ce que c’étaitpréférable ? La question se rapproche donc de savoir si Google doit
fournir son algorithme de cotation/notation des pages web.
La différence entre Coca-Cola et Google (une différence),
vient de là. Que la recette de fabrication du Coca-Cola soit connue ou pas ne
changera pas la nature des matières premières (eau, édulcorants, exhausteur de
goût, ...) intervenant dans la composition, ni ne changera la définition du
temps ou de la température utilisée dans la recette. Pour Google, la matière
première n’est pas inerte, il n’y a pas que Google et l’utilisateur dans le
bateau, il y a aussi les auteurs/propriétaires des pages web et nombreux sont
ceux, semble-t-il, qui veulent, comme les étudiants, avoir la meilleure
notation/cotation possible pour leur production.
Alors, pourquoi Google veut garder secret son algorithme de
cotation/notation des pages web ? Pour garder sa position sur le marché des
nouvelles technologies ? Pour le bien des utilisateurs ? Parce que le
secret en question comporte des clauses inavouables ? Pour être en
position dominante dans ses discussions commerciales avec les annonceurs et
autres entreprises participant à l’économie numérique ?
La question est
peut-être plus complexe pour Google que pour l’enseignant, même si l’un peut
éclairer l’autre ...
La crainte, en rendant publique les barèmes d’évaluations,
c’est que les étudiants, au lieux de réfléchir à ce qu’ils doivent mettre dans
leur copie et fassent un travail de réflexion, de reformulation, de synthèse,
d’explicitation, ...,qu’au lieu de cela
les étudiants suivent à la lettre le barème proposé pour avoir la meilleure
évaluation. La crainte, c’est de recevoir, au final, le même rapport en autant
d’exemplaires qu’il y a d’étudiants, sans qu’aucun n’ait d’originalité. Le bon
coté, ce sera que la note sera facile à donner (20/20 pourtout le monde – qui a dit que quand le prof
note ses étudiants c’est lui qu’il note ?) De toute façon, donner une
note, ce n’est pas le plus important. Quand l’étudiant travaille pour la note,
l’enseignant travaille pourle savoir.
Alors, pour Google, est-ce que l’on peut croire que son
secret protège les utilisateurs contre les propriétaires qui formateraient
leurs pages pour apparaître au mieux dans son classement ? (la réponse
n’est peut-être pas si loin)
Pour contrepoint, en ces périodes électorales, il n’est
peut-être pas inutile de mentionner la problématiques des lois électorales et
des découpages de circonscriptions (française ou américaine) et des paradoxes
que l’on obtient facilement, dans certains cas, quand l’on peut élire le
candidat que l’on veut, connaissant les intentions de vote des électeurs, en
choisissant la loi électorale adéquate.
(*) : Évaluer n’est pas facile, évaluer une activité
participant à l’apprentissage, en cours d’apprentissage (comme un compte-rendu
de travaux pratiques) n’est pas facile (on ne peut évaluer ce qui a été
compris/appris, l’apprentissage étant en cours ; mais on peut évaluer la
‘bonne volonté’ mise en œuvre pour cet apprentissage). Mais l’administration
veut des notes et d’un point de vue pédagogique, la note est un levier pour que
le travail soit effectué avec un minimum de sérieux, c’est une marque
signifiant l’importance que l’équipe enseignante porte à tel ou tel travail,
c’est plus efficace qu’une mention ‘obligatoire’ apposée sur un travail. Pour nombre
d’élèves, pas tous heureusement, c’est plus motivant que le savoir, hélas.
Ce genre d’évaluation repose souvent sur des principes
implicites : la moyenne sera facile à obtenir, en contre partie, les notes
ne seront pas très élevées, la majeur partie des notes doit pouvoir se situer
entre 12 et 14. Aussi il s’agit de trouver une façon de noter qui répartisse
les copies entre trois gros paquets 12, 13 et 14, laissant pour l’exception les
copies en dehors de ces paquets. La répartition pourrait se faire au jugé, avec
une évaluation globale de la copie, mais cela comporte des risques de
subjectivité (de notation à la tête du client, ou en fonction de la
seule présentation de la copie). Après avoir vue quelques copies, souvent il
apparaît des éléments discriminants, souvent des points précis, que l’on peut
évaluer objectivement, pas nécessairement représentatifs de l’ensemble du
travail, mais porteurs d’éléments importants de ce que l’on souhaite enseigner.
Le barème peut alors être constitué, à partir d’éléments globaux, d’éléments
définis a priori et de ces éléments discriminants découverts a posteriori,
impossible à donner au départ. Il peut sembler très précis (du fait des
éléments discriminants), il opère plus par évaluation globale, académique et
par échantillonnage sur quelques points précis seulement.
Extrait de "Le noyau Linux", D. Bovet, M. Cesati, O'Reilly, p. 829, 2006.
à propos de l'appel système pipe() :
"Le standard POSIX ne définit que des tubes en half-duplex, bien que l'appel système pipe() renvoie deux descripteurs de fichier ; chaque processus doit donc refermer un descripteur avant de pouvoir utiliser l'autre. [...]
Plusieurs systèmes Unix, tels que System V Version 4, implémentent des tubes en full-duplex. Dans un tel tube, il est possible de lire ou d'écrire dans les deux descripteurs. [...]
Linux adopte une approche différente : chaque descripteur de fichier d'un tube est à sens unique, mais il n'est pas nécessaire de fermer l'un avant d'utiliser l'autre."
Après cela, comment faire pour organiser un TP ? Les fausses manips risquent d'être nombreuses et malheureusement bloquantes pour les étudiants.
Comme les étudiants ne savent pas sur quelle machine (et avec quel OS) ils travaillent, et éventuellement, entre chez eux, à la fac, et selon les bâtiments, c'est différent, cela risque d'être joli.
Cela fait penser aux problèmes de compatibilité entre les différents usages pour le (d)html, les css, le DOM, les langages de scripts, ... pour les différents butineurs firefox/opera/ie/... (on en rirait ...)
J'ai eu l'occasion de tester une petite machine, Samsung
Q1, écran tactile, 1/2 écran (largeur presque normale, mais hauteur 1/2
de ce que l’on a d’habitude avec un ordi) de 480 pixels de haut pour
800 de large (et je n’ai pas réussi à le faire basculer pour inverser
hauteur et largeur, malgré le menu rotation prévu à cet effet).
Il y a possibilité d’émuler des écran un peu plus grands
(600x800 et 600x1000) mais la qualité est moindre et le nombre de
pixels physiques n’augmente pas.
Coté poids, c’est tout de même un peu lourd, près de 800gr
dans sa forme la plus légère (sans alim, ni clavier physique), mais
avec alim + clavier physiqie (clavier de bonne qualité), on passe à
1kg4, ce qui vaut les 1kg5 de l’ordi sur lequel je travaille avec un
écran 12’ (Samsung Q20), et qui me donne vraiment entière satisfaction
(j’arrive à développer très bien avec, c’est au delà de ce que
j’espérais il y a maintenant près de 3 ans, avant de l’avoir entre les
mains)
Avec alim et clavier physique, l’encombrement est
important, à peu près le même que pour mon ordi. Sans alim, ni clavier,
cela ressemble au format des consoles de jeux type PSP (je crois) ou
des premières grosses calculatrice où il y avait Cabri Geometre
(TI-92 ?) mais sans l’autonomie (l’écran est bien plus grand).
Vu qu’à poids et encombrement similaire, mon ordi me
semble bien meilleur, j’ai surtout orienté mes tests sur une
utilisation en configuration réduite, c'est-à-dire sans clavier
physique.
A l’origine, le test portait sur une utilisation en
classe, et comme point de départ avec Aplusix (http://aplusix.imag.fr )
Aplusix s'en tire pas trop mal, il y a assez de place pour
résoudre les équations, factoriser/développer des formes polynomiales
et faire du calcul arithmétique. Les écrans prévus d’origines ne sont
pas trop gros, plutôt en largeur, tout passe bien. Cependant pour les
dernières évolutions d’Aplusix où l’on développe des arbres
d’expressions algébriques (en phase d’expérimentation pour le moment),
cela se passe plutôt en hauteur et la hauteur limitée de l’écran réduit
l’utilisabilité.
Quand on utilise le clavier physique, le clavier virtuel
(si ce n’est qu’il mange beaucoup de pixels), ou le clavier virtuel
d’Aplusix (vraiment très très adapté pour ce genre d’utilisation) la
saisie/modification des expressions se passe très bien.
Mais quand on essaie le clavier de reconnaissance
d'écriture, il y a encore du boulot : pour l'écriture standard (ou
le système essaie de reconnaître des mots) cela donne n'importe quoi
(les nombres ne sont pas forcement bien reconnues, et les signes
mathématiques très rarement bien reconnus, on passe le plus clair de
son temps à vouloir corriger le résultat, pourtant il devrait pouvoir y
avoir de la reconnaissance d’écriture adaptée aux expressions
mathématiques, il y a des grammaires qui permettent de bien retrouver
ce que l’utilisateur veut écrire !) ;
l'utilisation du reconnaisseur d'écriture lettre à lettre
s'en tire un peu mieux mais les "-" deviennent des "_" 9 fois sur 10
(même si on les met assez haut) ou des "’" (si l’on a fait un signe
trop petit). Dans tous les cas, la reconnaissance d'écriture n'est pas
très intégré ... il y a une appli de démo (de sudoku) qui montre que
cela peut être complètement transparent, mais sinon, coté intégration
au mieux on a (par exemple dans word) juste la possibilité d'avoir un
calque de dessin pour écrire ce que l'on veut (sans reconnaissance
d'écriture).
Par ailleurs, la reconnaissance de l’écriture n’est pas
tendre avec les enfants qui n’écrivent pas très bien, ou pas comme il
faudrait :
- les boucles faites dans le mauvais sens
- des lettres faites en plusieurs fois (le reconnaisseur croit voir plusieurs lettres)
- les liaisons entre lettres mises après coup
- des retouches pour corriger une lettres pas tout à fait fini (la reconnaissance croit à de nouvelles lettres)
- comme la main est plus petite, le poignet le coté de la
main ou le bas de la main frotte l’écran et provoque des écritures
parasites
- …
Entre deux écrits à peu près aussi lisible d’un certains point
de vue, une écriture adulte aura beaucoup plus de chance d’être
reconnue qu’un écriture enfantine.
Pour les autres applis, et l'utilisation en général,
l'écran est tout de même assez petit ... et l’orientation inhabituelle
(tout en largeur, ce qui est encore plus radical quand on a le clavier
virtuel) cela limite l'utilisation.
Certaines applis deviennent inutilisable (si la fenêtre de
l'appli a été prévue avec une taille fixe non redimensionnable, et avec
au moins 500 px de haut (l'écran le plus confortable ne fait que 480 px
de haut je crois) d’autres ne veulent pas s’installer ou se lancer.
Le plus pénible sont les applis qui acceptent de se lancer
qui se mettent en plein écran (comme beaucoup de jeux et certains
applis pour l’enseignement) mais supposent qu’il y a un clavier (en
mode plein écran on ne peut plus avoir de clavier virtuel) et empêchent
tout retour arrière, on se trouve bloqué, la partie de l’écran
permettant la sortie hors du champs ou inaccessible sans clavier, on
est alors obligé de rechercher le clavier physique pour ‘quiter’.
C’est d’autant plus embêtant que c’est une machine qui semble
standard et sur laquelle on peut essayer de mettre toutes les applis
qui nous plaisent… En fait, la plupart des applis non prévues pour
l’écran assez limité et plutôt en largeur donnent à un moment ou
l’autre des signes de faiblesse : une boite de dialogue trop
grande ou l’on ne peut plus cliquer sur ‘enregistrer’, une boite de
saisie (re)dimensionnée automatiquement qui ne laisse plus apparaître
ses caractères, une palette de couleurs ou d’outils qui occulte la
partie attribuée au travail, des fenêtres de taille fixe (non
redimensionnables, comme la plupart des dialogues standard) qui ne
tiennent pas dans l’écran, etc … word, acrobat, … toutes m’ont posée à
un moment ou l’autre quelques désagréments.
Coté programmation, il semble qu’il y ait pas ou peu
d’événement mouseMove, essentiellement des mouseDown et mouseUp (le
move se fait ‘en l’air’ sans que la souris se déplace…), cela peut
devenir gênant dans certains cas (comme par exemple quand on veut faire
apparaître des bulles d’aides en approchant sa souris d’un endroit sans
vouloir cliquer, ou quand on veut savoir le niveau de la batterie
–ressource assez limitée- en approchant la souris de la barre des
taches)
La comparaison avec les tablettes-pc plus grandes n’est pas
forcément évidente : quelques défauts tombent avec un écran plus
grands, pas ceux liés à la reconnaissance de caractères, mais c’est en
contre partie d’un plus grand poids (le cartable d’un élève de collège
doit être inférieur à 3kg5 selon les textes de loi ! avec un ordi
dans le cartable, on atteint très vite ce poids)
La comparaison avec ces machines plus petites n’est pas plus
évidente, l’écriture sur ces agenda de poche n’est pas très naturelle,
la taille de l’écran est encore plus limitée, les applis s’en
ressentent (sauf celles qui ont été écrites spécifiquement pour ces
appareils), mais point de vue poids, pas de comparaison.
Est-ce que l’on peut l’utiliser pour la classe ?
--Ce n’est que mon avis—
L’usage est assez limité pour l’instant. Le problème essentiel vient de
ce que les applis n’ont pas été prévues pour ses caractéristiques :
- faible utilisation des avantages d’un écran tactile
- reconnaissance d’écriture pas forcément adaptée
- taille de l’écran limité
- …
(puisqu’elles sont prévus pour un windows standard et qu’il n’y a pas de limite à l’installation de ces applis)
Vu que le développement d’applis pour l’enseignement est
critique, cela risque de rester un problème pendant longtemps. C’est
bien dommage car potentiellement ces machines ont de grandes
potentialités
- une utilisation plus naturelle et proche du
papier-crayon que la plupart des ordinateurs avec clavier, souris, …
- une taille plus intéressante que les agenda électroniques
- une taille utile très importante
Les défauts qui passeront avec l’amélioration des technologies :
- le poids
- l’épaisseur
- la luminosité au soleil
- l’autonomie de la batterie
- le prix
Pour l’instant cela fait un beau et gros bloc note (en mode graphique),
un peu cher … (mais en mode graphique, on ne peut pas faire de
recherche dans le texte …)
Il y a quelques mois, nous avons jouer avec mes collèges au jeu des "principes" :
rédiger les principes pour la conception, l'utilisation, ... d'EIAH allant vraiment en classe. C'est en anglais mais je vais les traduire bientôt, il y en a 19, vous pouvez donc ajouter le 20ième pour faire un compte rond.
(disponible aussi dans le papier Nicaud JF., Bouhineau D., Chaachoua H., Trgalova J.,
"Developing Interactive Learning Environments that can be used by all
the classes having access to computers. The case of Aplusix for
algebra." in Le Hung Son, N. Sinclair, J.-B. Lagrange, C. Hoyles (eds.)
Proceedings of the ICMI 17 Study Conference "Digital technologies and
mathematics teaching and learning: Rethinking the terrain", Hanoi,
Vietnam, 3-8 December 2006. et dans Les cahiers Leibniz )
1.The tasks proposed by the ILE must be part of the curriculum.
2.The activities must be close to the usual activities of the curriculum.
This includes a place for errors and a general interaction mode with little
scaffolding (there is scaffolding when the system executes a part of the task).
3.The main representations at the interface must be close to the usual
ones. Other representations must be added only for didactical reasons.
4.There must be transfer on paper. After an adequate amount of activities
with the computer, students must have better scores on paper tests.
5.Teacher must be able to use the ILE in the theoretical framework, either
explicit or implicit, they are used to.
6.The domain of the ILE must be large.
7.The manipulation of the representations must be natural (not involving
intermediary representations) and easy.
8.The ILE must be in the natural language used in the school.
9.The familiarization with the system must be easy. When the overall
interaction is complex, there must be different stages so that the
familiarization of each stage is easy.
10.When important features of the
system depend on human choice, parameters must allow teacher’s decision on the
behavior of the system.
11.The ILE must present some added
value compared to traditional environment.
12.The ratio between the time for
familiarization and the duration of learning activities must be low (maximum
20%).
13.The interaction modes and the
feedbacks must allow a good level of autonomy of the students when they use the
ILE, so that the load for the teachers is not heavy.
14.The time the teachers need for
preparing learning situations must be short.
15.Information concerning the
student activities must be accessible to the teachers.
16.The teachers must be involved in
the global learning process.
17.The price of the system must be
adapted to schools. When the system requires the use of another system, like a
CAS, this system must not be expensive, and must be easy to obtain or included
in the installation package.
18.The installation of the system
must not be complex, because it is often done by teachers who have no advanced
knowledge in computer science.
19.The organization developing the
ILE must be durable (10 years or more), because an ILE must evolve (correction
of bugs, development of new functionalities, etc.).
Certes, il y a des lieux où
l’ordinateur a remplacé le papier et la plume, (ou le
bloc-notes et le crayon de papier) :
dans les correspondances entre
enseignants, entre enseignants et administration, …
dans la rédaction de
documents à diffuser (sujets d’examen, sujets de TD, de TP,
…)
…
Mais il y a des lieux où
l’écriture manuscrite cohabite avec l’ordinateur :
lors de la préparation des
cours, TD, TP
lors de la rédaction de notes
et documents personnels
lors de la présentation des
cours
…
Et enfin, il y a des lieux où
l’ordinateur est quasi-inexistant :
dans la prise de notes de étudiants
en amphi, ou en salle de TD
dans les examens et les corrections
d’examen
…
Il y a 20 ans, l’ordinateur
n’existait nulle part.
Sur mon bureau, il
y a un ordinateur, deux piles de papiers sortis de l’imprimante, un
petit bloc-notes et un gros bloc de post-it. Devant les étudiants,
il me reste des notes manuscrites, quelques documents sortis de
l’imprimante ou d’une photocopieuse, et quelques post-it.
Est-ce que l’on peut représenter
ce constat sous la forme suivante :
Enseignant pour enseignant :
ordinateur
Enseignant pour étudiant :
ordinateur, (ordinateur ou papier/crayon)
Enseignant pour lui-même :
ordinateur ou papier/crayon
Etudiant pour enseignant :
papier/crayon, (ordinateur ou papier/crayon)
Etudiant pour Etudiant :
papier/crayon
Et en déduire que l’enseignant
est du coté de l’ordinateur et l’étudiant du coté
du papier/crayon ? C’est un peu rapide, et ce n’est pas
l’objet de ce blog.
Ce blog ne s’intéresse pas non
plus à l’importance capitale que peut avoir le fait que
l’étudiant soit du coté de l’ordinateur ou pas
(pour notre domaine, les EIAH, à quoi cela sert de faire des
EIAH pour de vrai si les étudiants en sont encore au
papier/crayon), j’essaierai de le développer dans un autre
blog.
Ce blog ne s’intéresse pas non
plus à l’importance capitale que peut avoir le fait que
l’ordinateur soit l’outil de base de l’étudiant pour se
développe un marché, une utilisation, une économie
des EIAH qui tire la recherche, j’essaierai de le développer
dans un autre blog.
Ce blog s’intéresse à
l’évolution du rapport entre l’univers du papier/crayon
(représenté par le bloc-notes), et l’univers des
ordinateurs, particulierement pour ce qui concerne les étudiants mais pas seulement. Je voudrais y déposer deux types d’informations :
les annonces officielles
d’introduction (souvent massive) d’ordinateurs dans
l’enseignement. Annonces souvent politiques.
des constats
personnelles sur l’utilisation effective d’ordinateurs dans les
pratiques courantes.
Pourquoi ? parce que récemment,
il m’a semble voir les début d’un changement. Ces débuts
sont prometteurs à mes yeux, je souhaitais les partager.
Texte rédigé sur un
bloc-notes, mis au clair sur un ordinateur avec un traitement de
texte puis transféré sur un blog.
EIAH : Environnements Informatiques pour l'Apprentissage Humain
prenez l'intersection, elle n'est pas vide, ce n'est pas si mal, cela
signifie qu'il y a de la suite dans les idées, cela donne : apprentissage.
Mais quid de l'enseignement ? Est-ce que cela signifie que notre
travail est centré sur l'apprenant ? et pas sur l'acte d'enseigner ?
Est-ce que l'on ne pourrait pas avoir plutot :
-> TELT : Technology Enhanced Learning and Teaching
-> EIAHE : Environnements Informatiques pour l'Apprentissage Humain et l'Enseignement
ou même si on change radicalement d'acronyme et de perspective :
-> OIE : Outils Informatiques pour l'Enseignement
Bien à vous,
Denis.
ps : les choses ne sont pas noires ou blanches, il y a les oies cendrées.
Quand on a la double casquette Enseignant-Chercheur et que
la recherche est consacrée à l'enseignement, il semble naturel qu'il y ait
quelques recouvrements ou quelques effets de bords ... Par exemple, parmi mes collègues
appartenant à Kaleidoscope, il y a deux directeurs (ou anciens directeurs)
d'UFR (ou assimilé, c'est à dire les responsables de l'enseignement de
l'informatique pour l'université). En proportion, c'est une responsabilité
sur-representée dans notre communauté. L'effet d'un recouvrement naturel (?)
L'intérêt pour l'enseignement n'entraîne-t-il pas une
sollicitation et une réponse 2 fois plus forte que la moyenne pour toutes les
taches d'administration, de responsabilité, de direction ? une fois pour la
recherche, et une fois pour l'enseignement. Dans d'autres domaines de
recherche, un monomaniaque centré sur la recherche n'aura, n'entendra qu'une
seule source de sollicitation (la recherche) ; pareil ,un monomaniaque centré
sur l'enseignement n'aura, n'entendra qu'une seule source de sollicitation
(l'enseignement) ; mais l'Enseignant-Chercheur dont la recherche est
l'enseignement, qu'il soit monomaniaque ou pas, il entendra, et aura des
sollicitation des deux cotes ...
Conclusion (?) : l'enseignant-chercheur dont la recherche
porte sur l'enseignement, s'il n'est pas hyperactif, risque de répondre moitie
moins souvent aux sollicitations venant de la recherche, et moitie moins
souvent aux sollicitations venant de l'enseignement, (les deux faisant un tout
égal à la réponses moyenne dans un autre domaine de recherche).
Autre formulation : dans notre domaine, coté enseignement,
si la communauté n'est pas hyperactive, les sollicitations risquent d'être sans
suite deux fois plus souvent qu'ailleurs ...
Autre formulation (bis): dans notre domaine, coté recherche,
si la communauté n'est pas hyperactive, les sollicitations risquent d'être sans
suite deux fois plus souvent qu'ailleurs ...
... quelle peut être l'image de la communauté dans ces
conditions ? (et dire que je me croyais optimiste)
mais bon, heureusement, on n'est pas tous Enseignant-Chercheur dans la communauté
(ouf, je peux rester optimiste)
Certes, on doit aimer écrire pour faire ce métier (exemples limités à 4 par thèmes, liste non exhaustive):
- écrire des articles,
- écrire une thèse,
- écrire des projets de projets
- écrire des rapports de projets
- ...
mais aussi pour l'autre coté de l'université (cote enseignement)
- écrire des cours,
- écrire des sujets de Td, de Tp,
- écrire des sujets d'examen,
- écrire des sujets de projets, de stage, ...
- ...
ou encore
- écrire quelques pages web par ci, par la,
- écrire qlq courriels (max à ne pas dépasser 20 par jour ?)
- écrire dans les forums, pour donner son avis, ou répondre à une questions
- écrire des programmes, les commenter, les expliquer, les tester
- ...
sur la forme:
- écrire aux tableaux our les étudiants,
- écrire sous powerpoint ou word
- écrire sous Delphi, Eclipse, OxEdit ou Jext
- écrire sous Mozilla,
...
alors, on peut se demander ce qu'il reste à écrire sur un blog ...
Comment faire un logiciel pour apprendre par coeur ?
Un logiciel qui permette de faire apprendre :
- du vocabulaire (orthographe)
- les tables d'arithmétiques (addition, multiplication)
- les poésies, ou du théatre
- les conjugaisons
- des mots en langue etrangère (traduction)
- des dates de l'histoire
- des lieux (géographie)
- des règles de calculs, des théorèmes, des formules,
- des numéros de téléphone
- des codes Login-MotDePasse
...
Sur quoi un tel logiciel pourrait être fondé, quelles sont les
techniques de l'apprentissage par coeur, sont-elles transposables en
informatique ?
J'imagine un système qui prenne en compte les variables psychologiques
sur la masse de données que l'on peut ingérer d'un coup, sur la fatigue
des sujets, sur l'évolution des apprentissages au cours du temps, sur
la mémoire, etc.
J'imagine un système qui propose la construction d'un réseau autours de
l'information à apprendre, réseau sémantique, ou syntaxique ou
phonétique ... un réseau sonore, visuel, et/ou gestuel selon les
méthodes/facilités de l'individu.
J'imagine un système qui étudie les réponses de l'apprenant pour
évaluer ce qu'il a appris et comment pour lui proposer la méthode la
plus approriée et la masse de choses à apprendre la plus juste.
J'imagine des questionnaires a trou, des qcm, des indices (images
floutée, ou parasité, lettre dans le desordre, images, sons, ...)
et j'aimerai bien un système dont u npremiere prototype puisse ce programmer en quelques jours (2 ou 3 week-end)
Denis.
ps : j'espere ne pas être en retard sur les études en
psychologie/didactique/pédagogie qui ont esayer de depasser
l'apprentissage par coeur (au profit d'apprentissage plus intelligent
:par la découverte, par la construction, par le projet, etc.) ni etre
reactionnaire, il me semble qu'il y a de la place pour toutes ces
formes d'apprentissage, et que l'apprentissage par coeur est adequate
pour certains.
Il faut entendre 'marcher dans les classes moyennes des écoles moyennes
en temps normal avec des enseignants et des élèves moyens' pour autant
que 'moyen' et 'normal' puissent dire quelque chose.
Je ne crois pas que l'on puisse dire ce qui marche vraiment dans toute
sa globalité, mais peut-être faut-il commencer par cerner des
dimensions, et à la croisée de ces dimensions, pour un cas particulier,
dire quelque chose.
1ère dimension : le type d'environnement
- simulation
- micromonde
- exerciseur
- ENT
...
2e dimension : la disponiblite de l'environnement
- ordinateur/environnement dans salle spécifique à réserver spécifiquement
- ordinateur/environnement dans une salle spécifique utilisée
régulièrement (réservée à l'année dans un créneau de l'emploi du temps)
- ordinateur/environnement dans la salle habituelle
- ordinateur/environnement ouvert en permanence
3e dimension : le type de séquence envisagée
- séquence préparée sur le papier par le professeur
- séquence préparée par le prof sur l'ordinateur avec l'environnement
- séquence proposée par l'environnement, choisi par le professeur
...
Autre dimension : ...
Certains croisement sont peut-etre improbables (dans les écoles
'moyennes' de notre pays), certains croisement ne sont pas peut-etre
souhaitables, ..., il faudrait ensuite savoir quels sont dans chaque
dimension ce qu'il est raisonnable d'envisagé, et ensuite réflechir aux
croisements restant (en esperant qu'il n'y aura pas explosion
combinatoire)
Commençons par quelques exemples, sur la question de la disponiblité.
- mon expérience à l'université est multiple :
+ il y a des séances de TP dans
l'emploi du temps régulier en salle de tp informatique, ou tout ce
passe face à un écran, et rien en ce passe pratiquement en dehors de
l'ordinateur. Pas de travail de groupe, pas d'exposé ou presque de
l'enseignant. Si l'enseignant est présent, il est essentiellement là
pour du soutien actif individualisé. Le plus souvent les étudiants sont
à deux en face d'un ordinateur. Mais certains preferrent être tout
seul, et quelques rares groupes de trois se forment (l'encombrement
spatial devant un ordinateur limite la taille du groupe)
+ Il y a également des séances de
TD/TP dans l'emploi du temps régulier dans des salles ou des
ordinateurs sont disponibles, mais utilisés seulement à l'occasion. Il
s'agit de travail de groupe, type TD qui peut se conclure par un
travail personnel type Tp. Malheureusement, la présence d'ordinateurs a
tendance à perturber les TD.
- l'expérience de ma compagne, enseignante de science physique en
collège, est différente. il n'y a pas de créneau dans l'emploi du temps
régulier qui se déroule en salle informatique. Cependant, à l'occasion,
elle et sa classe passent du temps devant un ordinateur. La présence d'un
vidéo projecteur (ou d'uen grande télé) permet aussi l'introduction de
l'informatique dans la classe (mais alors c'est sous le contrôle de
l'enseignant)
Nom : Denis Bouhineau
Fonction : Enseignant-Chercheur
Blog enseignement : sur l'informatique et les ordinateurs
Blog recherche : sur l'enseignement avec l'aide d'ordinateurs