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Comments for : De l'informatique pour apprendre l'informatique ?

Posted by Denis Bouhineau on Monday 28th, December 2009 (16:22)

sur l'hypothèse de l'enseignement supérieur.

Hors, informatique, la recherche en EIAH (comme en science de l'éducation, en pédagogie, en didactique) est beaucoup plus vive en mathématiques, en physique, en svt, ... dans le secondaire.

Est-ce que c'est un problème supérieur/secondaire ? et l'informatique, étant peu présente dans le secondaire, par voie de conséquence, est peu présente dans la recherche (en tant que matière support, ou matière à enseigner) ?

La situation de l'enseignant d'informatique est-elle semblable à celle de l'enseignant de physique (ou de math) ? Comparons la situation de l'enseignant de physique (ou math)dans le secondaire et la situation de l'enseignant en informatique dans le supérieur.

L'enseignant de physique (ou de math), en moyenne, est un enseignant du secondaire. En nombre, cela concerne quelques dizaines de milliers d'individus (voir plus pour les matières les plus importantes en nombre ?). En dehors de son enseignement (son travail à 100%), il fait ce qu'il veut, s'il a l'âme perfectionniste, ou le gout de la recherche, il peut donc se consacrer à quelques travaux de recherche ou d'exploration pour améliorer sa pratique. C'est l'une des ressources de la recherche pour l'enseignement de la physique (resp. des maths). Et le nombre fait que même si tous ne se consacrent pas à améliorer sa pratique, l'effet est visible (voir sesamath en math)

Par comparaison, l'enseignant d'informatique, en moyenne, est un enseignant du supérieur. En nombre, cela concerne quelques milliers d'individus (beaucoup, beaucoup moins). En dehors de son enseignement, il fait l'autre moitié de son travail (l'enseignement ne compte que pour 50% de son travail) qui consiste à faire de  la recherche, certes de la recherche en informatique, mais -sauf exception- dans un domaine déconnecté de son enseignement. S'il veut se consacrer à améliorer sa pratique, lui aussi pourra prendre sur son temps libre mais pourquoi le ferait-il, la coupure entre enseignement et recherche étant forte, faire un travail de type recherche hors de son contexte professionnel de recherche peut sembler difficile (cf. l'autre point sur la hypothèse de la recherche introspective).

Il manquerait donc d'une population importante d'enseignants d'informatique qui ne fasse pas de recherche (statutairement) ?