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Denis Bouhineau
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De l'informatique pour apprendre l'informatique ?
[Enseignement, Francais, Recherche]

Il y a comme un paradoxe, une partie significative de la recherche sur l'enseignement assistée par ordinateur est effectué par des informaticiens (une autre par des didacticiens, une autre par des psychologues, une autre par des chercheurs en science de l'éducation, ... ) mais la part consacrée à l'enseignement de l'informatique n'est pas très importante, elle serait même plutôt marginale. Il y a beaucoup plus de travaux fait pour l'enseignement de maths (beaucoup plus), des langues et de la physique, par exemple, à ce qu'il me semble. Il y a bien quelques travaux qui ont été menés dans ce domaine et quelques bons résultats (par exemple LispTutor (Elm-Art : http://www.psychologie.uni-trier.de/projects/ELM/elmart.html), mais peu en proportion.
Je n'en suis pas à l'explication, mais plutôt au constat et à l'élaboration d'hypothèses. (j'aimerais que le constat soit faux)

 - hypothèse du domaine complexe : est-ce que la didactique et l'épistémologie de l'informatique est beaucoup plus complexe que celle des mathématiques, des langues ou de la physique ? Cela expliquerait aussi pourquoi, l'informatique est enseignée plus tard. Certes, l'informatique est un domaine vaste, comme les mathématiques, qui comporte des sous-domaines qui ont eu-mêmes leur propre espace : algorithmique, système d'information, informatique théorique, théorie de la compilation, des langages formels, paralélisme, sémantique, architecture des ordinateurs, ...
 - hypothèse de la recherche introspective : si l'informatique était lle domaine d'enseignement d'une recherche sur l'enseignement assisté par ordinateur, l'informaticien pourrait se trouver des deux cotés de la machine, coté chercheur, coté enseignant. Est-ce un avantage ? Est-ce que cela ne limite pas la portée de ce qu'il fera (peut-être fera-t-il, en tant que chercheur, qlq chose trop associé à ce qu'il fait en tant qu'enseignant. Est-ce que la communauté croira dans la qualité de ce travail ? Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de malsain à confondre son travail de chercheur avec son travail d'enseignement, coté enseignement si l'on fait trop 'recherche' ne risque-t-on pas de mal faire son enseignement (standard), et coté recherche, de ce qui précède, peut-on être sûr que l'on fait de la recherche, c'est à dire, que l'on prends le risque de faire de la recherche ?)
 - hypothèse de l'enseignement supérieur : l'informatique est enseignée tardivement, est-ce que la recherche ne s'interresse pas surtout aux niveaux élémentaires, quand il y a le plus d'élèves, qu'il y a plus de disponibilité, quand la matiètre enseignée est plus simple, quand on se soucie plus de pédagogie, de didactique ?
 - hypothèse de babel : l'informatique, outre le fait qu'elle comporte une multitude de sous-domaine (cf. prec.), est aussi caractérisée par une multitude de langie : C, C++, C#, Java, Ada, Javascript, ProLog, ASM, Lisp, Caml, Python, Basic, Pascal, Delphi, ... Il y a bien un grand thèorème qui dit que tout cela est équivalent (thèse de Church), dans la pratique, un enseignement dans l'une de ses langues ne se transpose pas immédiatement dans une autre langue. En math, il me semble, l'universalité de la langue est bien mieux respecté.

Comment savoir ... ?
Et comment agir pour qu'il y ait plus de recherche et surtout de résultats dans le domaine de l'enseignement de l'informatique asssité par ordinateur .... ?
posted by Denis Bouhineau on Friday 12th, September 2008 (15:20) - comments (2) - permanent link


Comments

posted by Anonymous on Thursday 23rd, October 2008 (21:48)

Automatic test-based assessment of programming

http://portal.acm.org/citation.cfm?id=1163409&jmp=abstract&coll=portal&dl=ACM&CFID=7540583&CFTOKEN=77373900#abstract
posted by Denis Bouhineau on Monday 28th, December 2009 (16:22)

sur l'hypothèse de l'enseignement supérieur.

Hors, informatique, la recherche en EIAH (comme en science de l'éducation, en pédagogie, en didactique) est beaucoup plus vive en mathématiques, en physique, en svt, ... dans le secondaire.

Est-ce que c'est un problème supérieur/secondaire ? et l'informatique, étant peu présente dans le secondaire, par voie de conséquence, est peu présente dans la recherche (en tant que matière support, ou matière à enseigner) ?

La situation de l'enseignant d'informatique est-elle semblable à celle de l'enseignant de physique (ou de math) ? Comparons la situation de l'enseignant de physique (ou math)dans le secondaire et la situation de l'enseignant en informatique dans le supérieur.

L'enseignant de physique (ou de math), en moyenne, est un enseignant du secondaire. En nombre, cela concerne quelques dizaines de milliers d'individus (voir plus pour les matières les plus importantes en nombre ?). En dehors de son enseignement (son travail à 100%), il fait ce qu'il veut, s'il a l'âme perfectionniste, ou le gout de la recherche, il peut donc se consacrer à quelques travaux de recherche ou d'exploration pour améliorer sa pratique. C'est l'une des ressources de la recherche pour l'enseignement de la physique (resp.. des maths). Et le nombre fait que même si tous ne se consacrent pas à améliorer sa pratique, l'effet est visible (voir sesamath en math)

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